lundi 26 mars 2012

Le grand étang et le cratère Dolomieu


Un goyavier, les fruits sont bien murs en cette saison un petit régal!
Un petit weekend bien sympathique avec de nombreuses péripéties. La seule chose que l’on retiendra du weekend c’est WHAAAAAAAAAA !!!

Tout a commencé vendredi soir après une longue semaine de travail. Oui Romain a bien commencé à bosser et de mon côté je ne compte même plus les heures. Nous étions fatigués et l’envie d’un petit resto en amoureux était bien tentante. En route pour Boucan Canot, petit village en bord de plage à environ 30 minutes de la maison. C’est le seul village que l’on trouve vraiment touristique comme chez nous avec une multitude de restaurants les uns contre les autres avec de temps en temps un magasin de bazars de plage… Ca reste charmant et conviviale.
Nous avons choisi un resto dont la déco nous plaisait beaucoup. Toit en feuilles de palmier, mur végétale et bassin avec petits ponts et poissons rouge. L’ossature était en bambou et le tout reposé sur une terrasse en bois. La vue donne sur la plage et la mer mais pour le coup il faisait nuit. En tout cas bien sympathique ! Au menu spécialité créole mais on a refusé… on en peut plus du riz !
En effet les plats créoles sont la plupart du temps accompagnés de riz. La vie étant assez cher sur l’île nous avons tendance à faire comme les créoles, c'est-à-dire à chaque repas une poigné de riz. Donc là on a refusé. Au rendez vous magret de canard avec sa sauce au poivre et ses pommes de terre, ainsi que jambonneau farcie aux figues et aux gingembres, j’en salive encore.
Nous ferons une simple remarque sur ce petit resto bien sympathique, c’est que le toit en palmier c’est charmant mais pas super étanche…

Alors que nous avions passé une soirée paisible, nous nous sommes retrouvés peu de temps après dans les bras de Morphée nous nous reposions, détendu et confiant comme jamais. A environ 1h du matin un cri aigu sort Romain du lit. Le cri provient de notre chambre. Pitchi bondit du lit. Une bête est dans la chambre !
Pour ma part je dors encore.
Grande inspection de la chambre, lumière allumée, poil du chat hérissé !

Et la le coup de cœur, une petite musaraigne caché sous le bureau de l’ordinateur. Trop mignonne. Romain me dit de tenir le chat. Je dors encore ! Il insiste, je finis par me réveiller, je tiens le chat.
Nettement moins agressive que le Tangue, Romain a réussi à la caresser, elle est toute douce. On a fait quelques recherches sur internet, c’est insectivore, ça mange cafards, fourmis… Et là nous avons eu une grande hésitation on la garde et on jette le chat ? Car en fait notre chat coute cher en croquette, en véto et nous ramène des cafards vivant de l’extérieur et les libères dans la
maison…

On a libéré la musaraigne à 50m de la maison dans l’herbe à 1h20 du matin en pyjama. Le chat a eu chaud. Le lendemain matin, alors que nous préparions nos affaires pour partir camper, devant la fenêtre de la chambre devinez quoi une autre musaraigne. Une véritable petite invasion, avant que le chat ne la blesse nous l’avons libéré avec sa copine.

En route pour le volcan.

A la météo, ils annonçaient temps mitigé… Ce n’est pas faux sur St Denis, les nuages étaient bien présents. Mais depuis le temps que l’on en avait envi on est quand même parti. Nous avons longé la côte jusqu’à St Benoit et la nous sommes montés dans les terres par la Plaine des Palmistes. Il faut savoir que dans ce secteur de l’île il pleut très souvent et il fait plutôt frais. Pour le coup la chance était avec nous puisque le soleil était bien présent.

En montant la végétation était de plus en plus dense, de nombreuses fleurs longeaient le bord de la route sans parler d’un nombre incalculable de cascades sur les montagnes. Vraiment magnifique rien à dire. On c’est arrêté pique niquer au grand étang moyennant 1h de marche aller retour pour atteindre un point de vue.
Et la encore époustouflant. Les photos ne rendent jamais le sentiment que l’ont ressent face à un spectacle comme celui là.

On a pique-niqué face au lac dont la rando qui fait le tour est fermée car le niveau de l’eau est trop haut en ce moment. A gauche de magnifiques cascades tombent dans le lac.
On se demande ou elles prennent leur source car on a l’impression qu’elles naissent tout au sommet des montagnes.

Un petit oiseau assez téméraire inspectait notre baguette de pain avec beaucoup d’intérêt.
On en a profité pour prendre quelques photos. A savoir que nous n’en avions pas parlé jusque là mais on voit souvent un petit oiseau rouge dont les couleurs sont vraiment exceptionnel. Ils sont assez craintifs donc pour les prendre en photo ce n’est pas simple. On a du faire un rallye photo avec l’AX pour avoir celle là. On dirait qu’il ne garde pas ces couleurs toute l’année, car on en voit de plus en plus changer de couleur.
Nous avons poursuivi la route jusqu’à atteindre les 2000m le bas du Piton de la Fournaise. A 20km/h en première sur la route des milles et un virage. Au bout de quelques heures nous avions atteint Bourg Murat, on dirait la Normandie !
Des champs verts et des vaches noires et blanches et bien sur des nuages. Rien avoir avec St Denis puis il fait froid on a du mettre un pull !
On a continué de monter et le brouillard devenait de plus en plus épais, les nuages noires étaient de plus en plus menaçant. Il y avait des arbres qui ressemblaient beaucoup aux sapins. Magique on avait atteint les Alpes !
Brusquement le décor a changé pour laisser place à quelques arbustes, équivalent à notre garrigue, puis d’un coup plus rien !
Nous étions à La Plaine des Sables…
Il faisait presque nuit, les nuages gris et ce désert, ça fait grave peur. Ils sont où les fantômes, les morts vivants… ?

Une piste devant nous et au fond le Piton que l’on était loin d’apercevoir. On a poursuivi seul sur cette piste, pour atteindre le point de vue du Piton. Mais il ne faisait vraiment pas beau puis froid, on ne voyait rien. On décide d’aller voir à l’auberge à quelques kilomètres de là sur une piste à côté pour passer la nuit. Il faisait froid humide et puis je vous dis ça fait flipper !
On arrive à l’auberge, quelques personnes une mauvaise odeur, on dit bonjour pas de réponse, personne nous regarde. Un moment après je demande à la personne derrière le comptoir les tarifs. Il me donne une carte et me dit vous avez tout sur notre site internet. Heuuuu merci mais j’ai pas d’ordi et le prochain cyber doit être à 3h de route. 3h de route que je ne risque pas de faire sans feux anti brouillard. J’ai gardé ces remarques pour moi et nous sommes allés affronter les morts vivant avec notre tente.

De toute façon je suis sure que des gens disparaissent dans cette auberge.

Bon il faisait froid, humide et sur le petit oasis de verdure que nous avons trouvé à côté de la piste nous avons campé. 19h au lit avec un tupper de riz dans l’estomac et 2 cookies. Bonne nuit. Réveil à 5h30 pour ne pas rater le lever du jour avec un ciel dégagé que l’on espérait.
Le réveil a sonné, nous l’avons éteint et nous nous sommes levés à 6h00. Faut pas déconner c’est dimanche quand même. Bon faut être clair, il pleuvait toujours, le brouillard était toujours là visibilité 10m. Mais on y croit… On se lève et on retourne au point de vue qui est aussi le début de la rando pour le cratère Dolomieu.
On n’y voit toujours rien, on devine à peine le fond de l’enclos. Car en fait le cratère est entouré de falaises et l’intérieur on appelle ça l’enclos. Le parking est déjà bien rempli, certains partent en tong et short… des touristes surement…
On aborde quelques personnes, pour se renseigner, la rando est de 5h aller retour à partir du moment où l’on a atteint le bas de l’enclos.
La visibilité est réduite et il parait qu’on se perd facilement. De plus le cratère cache des crevasses, et il ne faut surtout pas s’écarter du sentier. On hésite, on commence puis on fait demi-tour. On croise des gens qui nous disent qu’il est prévu un temps mitigé. La jeune fille a fait une réflexion qui nous a amusé « je sens la chaleur du volcan à travers le sol » bé !
Elle a pas dormi par terre elle, ça se voit !

Finalement on a vu un semblant d’éclairci et on est parti.

Sur le guide, ils disent qu’il faut vraiment faire cette rando, ils ont raison. C’était magnifique, rien de semblable jusque là. Tout l’enclos est recouvert de lave, c’est superbe, en bas de l’enclos tu vois la falaise que tu viens de descendre recouverte de petits bosquets. Seul endroit avec de la végétation.

C’est magnifique. Avec ce brouillard et ce sol gris, on a l’impression d’être sur la lune. Rien à dire on c’est éclaté. Je sais y’a pas de nuage sur la Lune, et alors !

On a atteint le premier petit cratère, qui n’était pas en lave mais en petits cailloux rouge et noir. Trop beau. Il y a en moyenne une éruption par an. En 2010, il y a eu 3 éruptions et 2011 zéro. Il s’agit d’un volcan effusif et non explosif du coup on peut aller le voir quand il est en éruption sans trop de risque. Bon pas aussi près que là ou on était.

On a poursuivi, et ça grimpe faut dire ce qui est, faut se le gagner. Petit à petit le ciel c’est découvert, laissant apparaitre l’immense Piton de la Fournaise. En haut nous étions à un peu plus de 2600m d’altitude.
Nous avons vu une magnifique mer de nuage. Le soleil tape dur et vu le temps qu’il faisait à notre départ, nous nous sommes protégés avec ce que l’on avait sur nous. La crème solaire étant restée dans la voiture.

Plus on s’approchait du cratère, plus les roches viraient du noir au rouge en passant par le jaune. Des petits grains de sable couleur or un peu partout au sol.
C’est beau mais il faut être prudent la roche est coupante.

Nous avons mangé notre pain sec, (oui c’est tout ce qu’il nous restait) au bord du cratère qui fume encore du souffre. Face à la mer. Un agréable moment face à se paysage lunaire qui s’ouvre sur l’océan.

On a rebroussé chemin pour atteindre notre véhicule et le point de vue à 13h. Le temps était encore dégagé du coup nous avons pu faire de nouvelles photos. La plaine des Sables avec le soleil est beaucoup moins effrayante. L’enclos sous le soleil est lui aussi moins terrifiant.
On est content d’avoir vu les deux temps, l’ambiance n’est pas la même. Nous sommes retournés jusqu’à St Denis avec pleins de belles images en tête. Le retour fut plus rapide, ça descend ! Nous avons retrouvé le bruit de la ville, et la chaleur étouffante ainsi qu’un gros plat de pattes !

Vraiment un beau weekend.
Bisous à tous et c’est toujours aussi agréable de partager tout ça avec vous ;-)
Il nous reste des photos on en a fait 420 dans le weekend...

mercredi 21 mars 2012

Le sauvetage de zezette

Encore une fois vendredi soir, nous étions impatients de savoir quel temps il ferait samedi. Nous tenons à aller voir le volcan et passer une nuit en camping par là-bas, mais il pleut vraiment souvent en ce moment.

Et effectivement… Samedi matin c’était le déluge, pas vraiment l’idéal pour la rando en altitude (plus de 2000m tout de même !).

Du coup, pour nous consoler on décide d’aller faire un tour au marché de Ste Marie (ville voisine de Saint Denis) pour nous dégoter une grosse poule pondeuse ! Nous en cherchions une depuis un petit bout de temps, mais visiblement, ici, les poules sont plus élevées pour leur viande. N’étant pas de grands spécialistes en la matière (la suite du WE le confirmera) nous avons fait confiance à un marchand qui tenait un stand avec de belles poules rousses et nous lui avons acheté ZEZETTE ! Suivant ses conseils, on est allé dessuite lui acheter 25kg de graines pour poules pondeuses.

Durant sont trajet dans la caisse du chat dans notre coffre, elle était super calme. Mais dès que nous l’avons lâché dans notre jardin, le face à face avec Pitchi-Bouli l'a réveillé !! Elle c’est mise à caqueter à tel point que nous ne savions plus où nous cacher dans la résidence. On a caché le chat pour qu'elle se calme, mais dès qu'elle apercevait Pitchi, c’était reparti pour 10min de cot cot cot cot cot cot codek !!!! J’avoue que je n’imaginais pas que ça caquetait si fort, pour moi il n’y avait que le coq qui pouvait gueuler comme ça. Je pensais que les poules faisaient des petits cot cot cot ….. Mais non … Et nous voilà avec une poule et 25kg de graines dont nous ne savions plus quoi faire !

Mélo a fini par téléphoner à des fermes pédagogiques, pour trouver quelqu’un qui voulait bien l’adopter, elles étaient toutes fermées. Mais elle a réussi à trouver un fermier qui vivait seul à "dos d’âne" il me semble. Il était content, deux Zoreils qui se ramènent et qui lui offrent une poule avec ses graines, c’était la première fois apparemment !

Donc voilà Zezette vie (enfin on pense) en semi liberté aux abords d’une ravine et d’un champ de bananier.
Espérons qu'il fasse beau le WE prochain !!!!!

lundi 12 mars 2012

Le cirque de Cilaos

Vendredi, on était super motivé pour se faire un petit WE en camping sauvage, mais samedis matin en se levant à 11h, on c’est dit que c’était trop fatiguant ! Du coup on est allé faire deux trois
courses au petit marché de Saint Denis.
Les marchés, ici, sont assez chouettes, ça donne un bon perçu de tout ce qu’on peut trouver sur l’île. Fruits exotiques, vanille, piments, samossas, presque tout y est sauf le rhum et le sucre. On y a acheté de la vanille pour la première fois. Un vrai petit fagot d’une 20aine de gousses. Depuis qu’on est ici, on c’est un peu renseigné sur la vanille, et on a appris qu’il fallait greffer chaque gousses une par une, un travail de titan, surtout qu’elles ne murissent pas toutes en même temps ! On a déjà préparé du sucre vanillé, et on c’est fait un super Milk-shake à la banane, au lait, au sucre et à la vanille. J’en ai aussi mis dans deux rhums arrangés que je laisse mariner pour nos invités !

L’après midi pour nous reposer après tout ça, nous sommes allés (pour changer un peu), nous baigner dans le lagon de l’Hermitage. Toujours aussi beau et remplis de monde, cependant on
trouve que l’eau refroidi de jour en jour ! Cette fois-ci elle devait être à peine à 27°. Ce soir là en rentrant on est passé par Boucan Canot où il y a un bassin naturel assez sympa et un petit bord de mer touristique, mais très agréable.

Le lendemain nous étions motivés à fond les ballons. Dès le réveil à 11h30, nous avons pris la voiture pour aller dans le sud de l’île, au cirque de Cilaos. 3h de route, Titine a souffert et est rentrée borgne de ce voyage. En effet, je ne citerai pas de nom, a vous de deviner qui écris, mais dorénavant le ou la pilote regardera devant pendant les virages (et non pas les panneaux qui indiquent les randos). Heureusement nous n’allions qu’à environ 4km/h et nous n’avons explosé qu’un phare et le réservoir de lave glace…… Nous sommes lundi soir et Titine a déjà retrouvé son œil, mais garde une certaine rancœur.

Sur le trajet nous avons également capturé un bébé tangue, je crois qu’on avait déjà parlé de cette bête quelques post plus tôt. Mais au cas où, il s’agit d’une sorte de hérisson insectivore qui peu peser jusqu'à 2kg. Il était sur la route coincé contre le mur en pierre qui a été fatal à notre bolide. Il était tout ptit mais teigneux, on a essayé de l’attraper à la main, mais il s’est retourné et a choppé le premier pouce qui lui passait sous le nez. Nous l’avons relâché quelques mètres plus loin dans l’herbe.

Une fois arrivé au village de Cilaos, on est parti pour une rando, ou plutôt une balade familiale en
direction du bassin bleu et des roches merveilleuses. On a même croisé Gollum !!! Mais on n’a pas de photos :-/

Petit pique nique au bord du bassin, suivi d’un petit bain de remise en forme. Bien plus vivifiant que l’océan. Bien frais bien agréable… ensuite c’était une montée pendant deux heures sous le soleil rude de la montagne pour retrouver nos roches… et surtout un grand parking et un point de vue que l’on avait tout le long de la balade. L’arrivée fut décevante mais la promenade bien
sympathique.

Face à nous le piton des neiges (enfin sous les nuages). C’est le sommet le plus haut de l’océan indien avec ses 3071m d’altitude mais pour avoir une chance de le voir sans nuage il faut se lever tôt le matin. Sur le chemin, nous avons vu pleins de petits oiseaux peu farouches.
La descente fut plus facile et plus rapide sans encombre ni pour nous ni pour Titine.
A bientôt pour de nouvelles aventures.