Un goyavier, les fruits sont bien murs en cette saison un petit régal!
Un petit weekend bien sympathique avec de nombreuses péripéties. La seule chose que l’on retiendra du weekend c’est WHAAAAAAAAAA !!!
Tout a commencé vendredi soir après une longue semaine de travail. Oui Romain a bien commencé à bosser et de mon côté je ne compte même plus les heures. Nous étions fatigués et l’envie d’un petit resto en amoureux était bien tentante. En route pour Boucan Canot, petit village en bord de plage à environ 30 minutes de la maison. C’est le seul village que l’on trouve vraiment touristique comme chez nous avec une multitude de restaurants les uns contre les autres avec de temps en temps un magasin de bazars de plage… Ca reste charmant et conviviale.
Nous avons choisi un resto dont la déco nous plaisait beaucoup. Toit en feuilles de palmier, mur végétale et bassin avec petits ponts et poissons rouge. L’ossature était en bambou et le tout reposé sur une terrasse en bois. La vue donne sur la plage et la mer mais pour le coup il faisait nuit. En tout cas bien sympathique ! Au menu spécialité créole mais on a refusé… on en peut plus du riz !
En effet les plats créoles sont la plupart du temps accompagnés de riz. La vie étant assez cher sur l’île nous avons tendance à faire comme les créoles, c'est-à-dire à chaque repas une poigné de riz. Donc là on a refusé. Au rendez vous magret de canard avec sa sauce au poivre et ses pommes de terre, ainsi que jambonneau farcie aux figues et aux gingembres, j’en salive encore.
En effet les plats créoles sont la plupart du temps accompagnés de riz. La vie étant assez cher sur l’île nous avons tendance à faire comme les créoles, c'est-à-dire à chaque repas une poigné de riz. Donc là on a refusé. Au rendez vous magret de canard avec sa sauce au poivre et ses pommes de terre, ainsi que jambonneau farcie aux figues et aux gingembres, j’en salive encore.
Nous ferons une simple remarque sur ce petit resto bien sympathique, c’est que le toit en palmier c’est charmant mais pas super étanche…
Alors que nous avions passé une soirée paisible, nous nous sommes retrouvés peu de temps après dans les bras de Morphée nous nous reposions, détendu et confiant comme jamais. A environ 1h du matin un cri aigu sort Romain du lit. Le cri provient de notre chambre. Pitchi bondit du lit. Une bête est dans la chambre !
Pour ma part je dors encore.
Grande inspection de la chambre, lumière allumée, poil du chat hérissé !
Pour ma part je dors encore.
Grande inspection de la chambre, lumière allumée, poil du chat hérissé !
Et la le coup de cœur, une petite musaraigne caché sous le bureau de l’ordinateur. Trop mignonne. Romain me dit de tenir le chat. Je dors encore ! Il insiste, je finis par me réveiller, je tiens le chat.
Nettement moins agressive que le Tangue, Romain a réussi à la caresser, elle est toute douce. On a fait quelques recherches sur internet, c’est insectivore, ça mange cafards, fourmis… Et là nous avons eu une grande hésitation on la garde et on jette le chat ? Car en fait notre chat coute cher en croquette, en véto et nous ramène des cafards vivant de l’extérieur et les libères dans la
maison…
On a libéré la musaraigne à 50m de la maison dans l’herbe à 1h20 du matin en pyjama. Le chat a eu chaud. Le lendemain matin, alors que nous préparions nos affaires pour partir camper, devant la fenêtre de la chambre devinez quoi une autre musaraigne. Une véritable petite invasion, avant que le chat ne la blesse nous l’avons libéré avec sa copine.
En route pour le volcan.
A la météo, ils annonçaient temps mitigé… Ce n’est pas faux sur St Denis, les nuages étaient bien présents. Mais depuis le temps que l’on en avait envi on est quand même parti. Nous avons longé la côte jusqu’à St Benoit et la nous sommes montés dans les terres par la Plaine des Palmistes. Il faut savoir que dans ce secteur de l’île il pleut très souvent et il fait plutôt frais. Pour le coup la chance était avec nous puisque le soleil était bien présent.
En montant la végétation était de plus en plus dense, de nombreuses fleurs longeaient le bord de la route sans parler d’un nombre incalculable de cascades sur les montagnes. Vraiment magnifique rien à dire. On c’est arrêté pique niquer au grand étang moyennant 1h de marche aller retour pour atteindre un point de vue.
Et la encore époustouflant. Les photos ne rendent jamais le sentiment que l’ont ressent face à un spectacle comme celui là.

On a pique-niqué face au lac dont la rando qui fait le tour est fermée car le niveau de l’eau est trop haut en ce moment. A gauche de magnifiques cascades tombent dans le lac.
On se demande ou elles prennent leur source car on a l’impression qu’elles naissent tout au sommet des montagnes.
Un petit oiseau assez téméraire inspectait notre baguette de pain avec beaucoup d’intérêt.
On en a profité pour prendre quelques photos. A savoir que nous n’en avions pas parlé jusque là mais on voit souvent un petit oiseau rouge dont les couleurs sont vraiment exceptionnel. Ils sont assez craintifs donc pour les prendre en photo ce n’est pas simple. On a du faire un rallye photo avec l’AX pour avoir celle là. On dirait qu’il ne garde pas ces couleurs toute l’année, car on en voit de plus en plus changer de couleur.
Nous avons poursuivi la route jusqu’à atteindre les 2000m le bas du Piton de la Fournaise. A 20km/h en première sur la route des milles et un virage. Au bout de quelques heures nous avions atteint Bourg Murat, on dirait la Normandie !
Des champs verts et des vaches noires et blanches et bien sur des nuages. Rien avoir avec St Denis puis il fait froid on a du mettre un pull !
On a continué de monter et le brouillard devenait de plus en plus épais, les nuages noires étaient de plus en plus menaçant. Il y avait des arbres qui ressemblaient beaucoup aux sapins. Magique on avait atteint les Alpes !
Brusquement le décor a changé pour laisser place à quelques arbustes, équivalent à notre garrigue, puis d’un coup plus rien !
On a continué de monter et le brouillard devenait de plus en plus épais, les nuages noires étaient de plus en plus menaçant. Il y avait des arbres qui ressemblaient beaucoup aux sapins. Magique on avait atteint les Alpes !
Brusquement le décor a changé pour laisser place à quelques arbustes, équivalent à notre garrigue, puis d’un coup plus rien !
Nous étions à La Plaine des Sables…
Une piste devant nous et au fond le Piton que l’on était loin d’apercevoir. On a poursuivi seul sur cette piste, pour atteindre le point de vue du Piton. Mais il ne faisait vraiment pas beau puis froid, on ne voyait rien. On décide d’aller voir à l’auberge à quelques kilomètres de là sur une piste à côté pour passer la nuit. Il faisait froid humide et puis je vous dis ça fait flipper !
On arrive à l’auberge, quelques personnes une mauvaise odeur, on dit bonjour pas de réponse, personne nous regarde. Un moment après je demande à la personne derrière le comptoir les tarifs. Il me donne une carte et me dit vous avez tout sur notre site internet. Heuuuu merci mais j’ai pas d’ordi et le prochain cyber doit être à 3h de route. 3h de route que je ne risque pas de faire sans feux anti brouillard. J’ai gardé ces remarques pour moi et nous sommes allés affronter les morts vivant avec notre tente.
De toute façon je suis sure que des gens disparaissent dans cette auberge.
Bon il faisait froid, humide et sur le petit oasis de verdure que nous avons trouvé à côté de la piste nous avons campé. 19h au lit avec un tupper de riz dans l’estomac et 2 cookies. Bonne nuit. Réveil à 5h30 pour ne pas rater le lever du jour avec un ciel dégagé que l’on espérait.
Le réveil a sonné, nous l’avons éteint et nous nous sommes levés à 6h00. Faut pas déconner c’est dimanche quand même. Bon faut être clair, il pleuvait toujours, le brouillard était toujours là visibilité 10m. Mais on y croit… On se lève et on retourne au point de vue qui est aussi le début de la rando pour le cratère Dolomieu.
On n’y voit toujours rien, on devine à peine le fond de l’enclos. Car en fait le cratère est entouré de falaises et l’intérieur on appelle ça l’enclos. Le parking est déjà bien rempli, certains partent en tong et short… des touristes surement…
On n’y voit toujours rien, on devine à peine le fond de l’enclos. Car en fait le cratère est entouré de falaises et l’intérieur on appelle ça l’enclos. Le parking est déjà bien rempli, certains partent en tong et short… des touristes surement…
On aborde quelques personnes, pour se renseigner, la rando est de 5h aller retour à partir du moment où l’on a atteint le bas de l’enclos.
La visibilité est réduite et il parait qu’on se perd facilement. De plus le cratère cache des crevasses, et il ne faut surtout pas s’écarter du sentier. On hésite, on commence puis on fait demi-tour. On croise des gens qui nous disent qu’il est prévu un temps mitigé. La jeune fille a fait une réflexion qui nous a amusé « je sens la chaleur du volcan à travers le sol » bé !
Elle a pas dormi par terre elle, ça se voit !
La visibilité est réduite et il parait qu’on se perd facilement. De plus le cratère cache des crevasses, et il ne faut surtout pas s’écarter du sentier. On hésite, on commence puis on fait demi-tour. On croise des gens qui nous disent qu’il est prévu un temps mitigé. La jeune fille a fait une réflexion qui nous a amusé « je sens la chaleur du volcan à travers le sol » bé !
Elle a pas dormi par terre elle, ça se voit !
Finalement on a vu un semblant d’éclairci et on est parti.
Sur le guide, ils disent qu’il faut vraiment faire cette rando, ils ont raison. C’était magnifique, rien de semblable jusque là. Tout l’enclos est recouvert de lave, c’est superbe, en bas de l’enclos tu vois la falaise que tu viens de descendre recouverte de petits bosquets. Seul endroit avec de la végétation.
C’est magnifique. Avec ce brouillard et ce sol gris, on a l’impression d’être sur la lune. Rien à dire on c’est éclaté. Je sais y’a pas de nuage sur la Lune, et alors !
On a atteint le premier petit cratère, qui n’était pas en lave mais en petits cailloux rouge et noir. Trop beau. Il y a en moyenne une éruption par an. En 2010, il y a eu 3 éruptions et 2011 zéro. Il s’agit d’un volcan effusif et non explosif du coup on peut aller le voir quand il est en éruption sans trop de risque. Bon pas aussi près que là ou on était.
On a poursuivi, et ça grimpe faut dire ce qui est, faut se le gagner. Petit à petit le ciel c’est découvert, laissant apparaitre l’immense Piton de la Fournaise. En haut nous étions à un peu plus de 2600m d’altitude.
Nous avons vu une magnifique mer de nuage. Le soleil tape dur et vu le temps qu’il faisait à notre départ, nous nous sommes protégés avec ce que l’on avait sur nous. La crème solaire étant restée dans la voiture.
Plus on s’approchait du cratère, plus les roches viraient du noir au rouge en passant par le jaune. Des petits grains de sable couleur or un peu partout au sol.
Nous avons mangé notre pain sec, (oui c’est tout ce qu’il nous restait) au bord du cratère qui fume encore du souffre. Face à la mer. Un agréable moment face à se paysage lunaire qui s’ouvre sur l’océan.
On a rebroussé chemin pour atteindre notre véhicule et le point de vue à 13h. Le temps était encore dégagé du coup nous avons pu faire de nouvelles photos. La plaine des Sables avec le soleil est beaucoup moins effrayante. L’enclos sous le soleil est lui aussi moins terrifiant.
On est content d’avoir vu les deux temps, l’ambiance n’est pas la même. Nous sommes retournés jusqu’à St Denis avec pleins de belles images en tête. Le retour fut plus rapide, ça descend ! Nous avons retrouvé le bruit de la ville, et la chaleur étouffante ainsi qu’un gros plat de pattes !
Vraiment un beau weekend.
Bisous à tous et c’est toujours aussi agréable de partager tout ça avec vous ;-)
Il nous reste des photos on en a fait 420 dans le weekend...