Notre moyen de déplacement était ce qu’on peut faire de plus économique, le STOP, ou plutôt « le pouce » comme ils disent ici. J’en ai fais quelques fois, mais j’avoue que cette fois-ci ça a particulièrement bien marché. Juste à la sortie de la ville, après tout juste une demi-heure de marche, une voiture avec le coffre et la banquette arrière chargé à mort, s’arrête. C’était un jeune musicien qui trimbalait sa batterie, il a fait une marche arrière sur 200m pour venir nous récupérer. N’ayant qu’une place à l’avant il nous propose de nous prendre à tour de rôle jusque chez lui où il déchargera sa voiture. Hors de question, je me suis tassé entre les caisses claires et les timbales avec mon gros sac.
On cherchait une Cabane à sucre, c’est très connu en cette saison, c’est comme un restaurant traditionnel, mais où presque toute la nourriture est composé d’un peu de sucre d’érable. Jean-François nous emmène chez lui, son père Michel est là. On décharge la voiture et nous voilà repartis, installé plus confortablement, à la recherche d’une cabane à sucre. La première était fermée, il ne nous plante pas sur place et nous amène à une seconde qui ne sert pas à manger, elle faisait que vendre du sirop, nous voilà donc partis vers une troisième, il ne voulait pas nous laisser à la rue ! La dernière était la bonne simplement nous sommes arrivés un peu trop à l’avance.
Ni une ni deux, il nous invite chez lui à boire une bière, et nous propose de nous ramener à 18h l’heure de manger. Le chez lui, c’était le garage de son père en fait. Je discute avec Michel son père, qui me montre deux énorme customs tous chromé dans le fond du garage, il m’explique qu’il à fait trois fois le tour du Mexique avec sa femme. Juste après Jean-François nous montre sa collection de pièces, très belle collection avec des Francs de plus de 200 ans… Et comme ça, il en sort une qu’il nous donne, juste en souvenir. Nous avons donc un 5ct de 1916, notre fortune commence.
A 18h comme prévu nous allions partir pour aller manger, Michel nous donne son tel et son adresse en nous disant revenez quand vous voulez passer un WE, dormir à la maison vous êtes les bienvenus. Et avant de nous laisser il donne un coup de fil à des amis qui habitent à 10 min à pied de la cabane à sucre pour savoir si on peux planter la tente dans leur jardin. Jean-François nous amène donc en premier chez ces amis, Lynn. Elle nous propose après 5min seulement de dormir à l’intérieur dans un lit d’ami. Elle nous explique qu’elle va partir et ne rentrera que vers 22H, mais que ces filles (de 13 ans) seront là et nous ouvriront quand on rentrera après manger. Au début on a refusé, mais plus on refusait plus elle insistait. On a donc accepté et Jean-François nous a laissé au restau.
Entrée de la cabane à sucre
Il habite un chalet au bord d’un lac… Le rêve, mais en été. C’est ce qu’il nous a dit d’ailleurs : « il faut que vous reveniez en été, absolument vous allez voir !! ». C’est un ancien professeur d’art plastique. Il a insisté à plusieurs reprises pour qu’on revienne, il nous a fait visiter son chalet nous a expliqué qu’il nous fera dormir en bas, qu’il nous amènera faire du canoë et qu’on serait toujours les bienvenu. Il avait Paris en adoration. Il nous expliquait que tous les chefs d’œuvres qu’il avait vu et enseigné dans les livre toute sa vie il avait pu les voir en vrai en 2003 lors d’un voyage à Paris.
C’était une très bonne après midi, il nous a même fait gouter son propre sirop d’érable. Dans la voiture sur le chemin du retour Lynn nous dit qu’elle voudrait nous garder une nuit de plus, mais que ce soir elle avait des obligations familiales. Elle était vraiment désolée et s’excusait de nous laisser tomber de la sorte. Nous de notre côté on était encore en train d’halluciner sur l’accueil qu’on a eu tout le WE et de comment tout c’est enchainé !
Elle nous a laissé au gîte universitaire, en nous donnant elle aussi son numéro et son adresse avec celui de son père, nous somme toujours les bienvenus et si nous avons quoi que ce soit comme problème elle sera là pour nous ! Merci pour ce week end, en éspérant vous revoir bientôt!!!
Le dimanche a été moins cool, Mélo a chopé un début de grippe. C’était dimanche, tout fermé et dans notre super pharmacie on n’avait rien pour ça. Je suis donc allé sur internet me renseigner sur les remèdes de grands-mères. Il me manquait toujours des ingrédients, sauf pour deux recettes : 2 cuillères à soupe de vinaigre de cidre avec une grosse cuillère à soupe de miel dans de l’eau chaude. Ou : presser un oignon, récupérer tout le jus et le mélanger à une grosse cuillère de miel et encore une fois le tout dans une tasse d’eau chaude. J’ai opté pour la première recette. Mélo m’en veut encore !!
Avec ça il fallait un peu de vitamines C, elle a quand même eu le droit à un bon verre de jus d’orange. Maintenant ça va mieux !
Voilà voilà pour notre Super WE d’aventuriers !
2 commentaires:
Wahou!!!!!
c'est super sympa vos aventures!
Quel formidable accueil ces Quebecois!
ça donne super envie......
Carole & co
P.S: Romain j'adore ta pratique médicale... ;-))))
Carole & co
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