mardi 26 février 2008

Une bonne nouvelle !

Baptiste vient me rejoindre !! Si si j'vous jure. Il a pris son billet 2 jours avant de partir et je suis aujourd'hui à Vallegrande pour le récupérer à la sortie du bus.

Je l'ai appris quand j'étais à Santa Cruz, mais étant trop impatient de voir ma maison, je ne l'ai pas attendu la bas et je suis parti à la higuera avec Don Juan et Donia Oda. On est arrivés là-bas à minuit. Le fils de Juan était là, ça fait un mois qu'il est à la Higuera, j'ai dormi dans la même chambre que lui. Enfin dormi... J'étais si impatient du lendemain que j'avais du mal à fermer les yeux, malgrès les 10h de 4*4 que je venais de faire. En plus pour les 4 dernières heures nous étions 7 dans le véhicule 5 places.....

Dès les premiers rayons de soleil je me suis levé et j'ai déjeuné avec Ivana, on a discuté une bonne demie heure en étant d'accor sur le fait qu'en un an rien n'a changé ! Après ça j'ai pris mon baluchon et suis parti en direction de ma maison, enfin ! La nature a repris ses droits, le chemin est presque coupé à 3 endroits. Les branches ont poussées et avec la rosée de la nuit, j'arrive en bas de mon terrain trempé. Mon petit portail est toujours en place ! Même pas tombé ! Je ne savais pas trop à quoi m'attendre en retrouvant ma maison, durant le mois de Janvier il y a eu des énormes pluies non-stop durant 3 semaines le garage de Ode et Juan c'est complètement écroulé et dans la pousada ils ont un trou de plus d'un mètre de diamètre dans le mur, des toitures dans le village sont tombées un peu partout... Mais en arrivant chez moi, tout est en place !

Des amis d'amis ont remis un peu de torchi sur mon toit il pleu même pas dedans ! Par contre les insectes sont revenus. J'ai viré un rats des champs (trop beau), des scorpions, des araignés de toutes sortes, une grenouille jaune et noire, les fameux pétos etc... Il n'y a que les fourmis qui persistent à rester mais je vais profiter de mon escapade à Vallegrande pour acheter de quoi parrer l'invasion. J'y ai tout de même passé une nuit tranquille dans mon lit. La lampe à diodes de Baptiste marche nikel ! J'ai retrouvé toutes mes affaires, mais tout était dans un sale état... Dehors tout ce que j'avais déserbé a repoussé. Je n'ai pas tellement eu le temps de tout nettoyer étant donné que la pluie est revenue. Et ici quand il pleu on ne peu rien faire. La fenêtre que des touristes m'ont ouver est vraiment utile ! Je vais certainement en ouvrir une seconde. Tout ça sans photo c'est moyen, mais j'en mettrai promi !

Je dois aller récupérer Baptiste maintenant, Juan m'a prêté son 4*4 pour venir le chercher, c'est la grande classe !

A +++ Tout le monde ! (j'ai quelques petits probs avec msn....... )

mardi 19 février 2008

Le voyage jusqu'a Santa Cruz, tout une histoire...

Après avoir passé quelques jours chez ma soeur à Aix en Provence, Rémi m'a posé à 20h sur le quai de la gare TGV . Je me suis retrouvé seul et les souvenirs de Bolivie me revenaient de plus en plus nombreux, seulement c'est ajouté à ces souvenirs l'angoisse du départ.... Je ne m'y atendais pas, j'étais sur de moi jusqu'à ce soir là. J'ai profité des 3h de train pour récupérer un peu, je savais aussi que je n'allais pas dormir bcp ces prochains jours.

Avant la sortie du train j'ai demandé à une femme si les infos que j'avais récupéré sur internet pour passer de Paris gare de Lyon à Roissy CDG étaient bonnes. J'suis tombé sur une Parisienne pure sang qui connaissait toutes les horaires, les arrêts des bus, RER et métro par coeur ! Elle m'a donc tout contredis en m'expliquant que le RER B jusqu'à "Nation" était moins rapide que la navette,mais que pour la navette il fallait marcher entre 3min et 3 min 1/2. Ensuite la navette n'était pas direct il fallait faire un arrêt à pétaouchnok et marcher encore un peu avec 50kg sur le dos,pour enfin arriver à l'aéroport mais là encore c'est pas fini il faut savoir à quel terminal je vais pour prendre une navette (ou un taxi) qui m'y emmenerai... Sinon j'avais une autre solution qui était de prendre le métro ligne 14 etc etc etc....... Tout ça pour gagner 7min par rapport à mon RER B tout simple....

Bref j'ai suivi mon instinc et j'ai pris le dernier RER à 00h11 en direction de l'aéroport. Juste avant l'arrivé nous n'étions plus que deux dans le vagon, une femme et moi. Elle me demande si il y a encore des avions qui partent à cette heure ci, je lui répond que j'en sais rien, le mien est le lendemain à 11h et que je vais passer la nuit dans un terminal. Apparement elle, elle était plutôt dans une période galère et connaissait très bien tous les terminaux pour y avoir déjà passé quelques nuits. Elle m'a conseillé le T F qui était plus chauffé et avec des fauteuils rembourés. J'y suis allé j'ai passé ma nuit la bas.

Après moultes heures de patience l'heure de monter dans l'avion est arrivé. l'écran affiche 9h de vol et 7600km pour Miami. je les ai passé en un état commateux en dormant replié sur la tablette. Je suis arrivé à 15h heure locale à Miami. Immense aéroport de luxe. Je suis sorti un peu pour voir ce que ça donnait dehors, il n'y avait que des voitures de luxe et un aéroport moche......... J'avait encore 8h à attendre avant mon prochain avion. J'ai cherché un cyber internet pour donner de mes nouvelles. Il n'y en avait qu'un dans un hotel super classe à 5$ les 20min. Trop cher, j'allais partir mais je croise une femme qui commence à me parler en anglais, je la laisse faire 20s seconde le temps qu'elle finisse sa phrase et je lui répond : I dont speak english... Et là voyant que je voulais aller sur internet,elle me propose de prendre son ordi et me laisse sa cession ouverte. Nikel, j'ai envoyé quelques mails et suis retourné attendre en bas dans l'aéroport.

J'ai découver que les boisson étaient illimité chez Burger King, j'men suis pas privé. 5l de coca plus tard j'suis allé vomir et j'ai passé la douane pour prendre mon avion en direction de Santa Cruz. Là j'ai sympatisé avec un Français qui m'apprend que notre avion fait une halte à La Paz. 7h d'avion plus tard,nous y voilà. Je regarde par le hublo à tout hazard pour être sûr que personne ne décharge mes affaires à La Paz au lieu de Santa Cruz et là je vois mon tapis de sol sortir tout seul, sans mon sac. J'appel un type en uniforme lui montre mon tapis par le hublo en lui disant que c'est le mien. Il prend mon nom, le note et met mon tapis de coté. Je continu mon inspection quand cette fois çi je vois mon sac de couchage sortir... Haaaa ça y est cette fois ci c'est sur je suis en Bolivie ! je rapel le même type qui me ramene carrément dans l'avion mes affaires, j'aurais dû cacher une bombe dans mon sac de couchage... Je n'avais toujours pas vu mon sac à dos sortir, c'étais déjà ça. Mais au moment même où j'ai pensé ça je vois qu'on le sort et le met avec les affaires direction La Paz ! Là j'en ai marre je rapel toujour le même gars qui commence à me détester. Je lui explique, il fait mettre mon sac de côté et 20 min après nous revoilà dans les airs pour Santa Cruz et avec toutes mes affaires !

A l'arrivé, changement de décor, j'ai l'impression d'attérir en pleine brousse, je ne voyais pas l'aéroport... Je récupère mon sac à dos et je vois Ode et Juan qui sont comme prévu venu me chercher! J'étais trop content. Les revoir me fesait trop bizard, mais j'ai tellement parlé d'eux pendant 8 mois que j'avais l'impression de les avoir vu hier. On saute direct dans leur Pastrol plein de poussière en direction du centre ville. Mon premier réflex, mettre la ceinture. Ode me regarde et me dit: " heuu laisse tomber ça, ça sert a rien ici..." c'est vrai, j'avais oublié... Les routes sont tellement pourrie qu'on roule à 50km/h grand max.

On a commencé à se raconter toutes nos péripécies chacun de notre côté, plus je regardais la ville plus des souvenirs revenaient. Et que des bons ! Ode et Juan m'apprennent qu'ils ont prêté à plusieur reprise ma maison à des touristes/amis en échange de l'entretenir un peu et y faire quelques travaux, Juan y a passé aussi un bon paquet de nuits. Apparement il m'ont ouvert une fenêtre et couver un peu plus le toit. Sur le coup ca m'a surpris, mais pk pas, c'est un bon marché !

Maintenant je redécouvre Santa Cruz en prenant mon temps, sans montre. Je suis impatien de retrouver ma maison samedis ! En venant j'avais peur d'être deçu tellement j'avais aimé la première fois, mais il n'en ai rien, j'adore vraiment ce pays !